Entre deux vols…

Auteur :
Gene
Posté dans :
Mon voyage en solo à Bali
Commentaires
Aucun commentaire

Vol Denpassar – Doha – J’aime cette impression de voyager dans le temps, entre deux fuseaux horaires. Qui serait en train d’écrire à 5h30 du matin dans un restaurant à Doha, à part moi ? Le fait est que j’ai été la CHANCEUSE de tout l’appareil. J’avais un siège près du hublot et que personne n’est venue s’assoir dans ma rangée. Trois sièges juste pour moi. J’ai pris les trois oreillers, les trois couvertures, puis je me suis encabanée, j’ai averti l’équipage de ne pas me réveiller. J’ai dormi huit heures de suite. Honnêtement, je suis particulièrement en forme. J’ai même eu le temps d’écouter le film de Dora. Genre de chose bizarre que je fais quand je suis en voyage. Non, mais Dora ? C’est pas pantoute de mon âge de regarder ça, mais ça m’a divertit. J’étais curieuse de voir ce film parce que Dora et Diego font partie des souvenirs d’enfance de mes enfants . J’ai trouvé ça bien.

Je repense à mon dernier séjour à Gili qui a été FAN – TAS – TIQUE. J’ai quitté cette île avec regret. J’y serais restée plus longtemps. Mais je devais revenir à la maison d’Ibu Agung (My home sweet home balinaise) afin de me préparer pour mon retour à ma VRAIE maison. Ma dernière journée fut donc consacrée à essayer de tout faire rentrer dans mes deux bagages. Ne pensez pas que j’ai deux valises de vêtements. Non, j’ai une demi valise pour moi, une demi pour le matériel scolaire que je rapporte et l’autre est remplie de cadeaux de Noël !

J’ai aussi fait une dernière “ride” de scooter en respirant profondément l’air chaud et humide de Bali. En route vers la maison de Putu, mon ami/chauffeur de taxi, tout allait bien. Mais au moment de stationner, je ne sais pas ce que j’ai fait, mais j’ai donné trop de gaz. J’ai foncé dans un mur de ciment, le scooter a levé dans les airs puis j’ai perdu le contrôle, puis la “map”. Tout ce que je sais est que j’ai mangé un bon coup dans la face. Heureusement, il y avait des gens autour. Putu est sorti de chez lui. Quelqu’un a arrêté le scooter pour moi, car j’étais K.O. étendue par terre. Putu a dû me ramener à moi-même. J’étais inconsciente et je saignais beaucoup, c’est ce qu’il m’a dit. Je suis restée étendue là un bon moment. Je n’avais rien de casser. J’avais seulement très mal à la tête et la vision de mon oeil gauche était obstruée par ma peau autour. Ouch ! Je saigne, oh my good ! “Gen, you need to see a doctor” me dit Putu. Il m’amène un miroir. Je suis maganée en titi.

Mais là je pense vite, ce soir je prends mon vol. Je ne veux pas me retrouver à l’hôpital. Je veux retourner à la maison moi ! Je me reposerai donc à la piscine avec mon ami le cygne tout l’après-midi !

J’ai l’air d’une femme battue, hein ? Même avec le pot de fleur, ça ne fait pas très glamour même 12 heures après l’incident.

Me voici donc à mi-chemin entre mon île préférée et ma vraie vie ! J’ai hâte plus que tout de retrouver mon Sandro, ma belle Erica et mon fiston d’amour, Mattéo. Et les chiens ! Ils vont carrément embarquer sur moi, me lécher partout et ce sera la fête. Ça, ça vaut plus que n’importe quel cadeau.

Si le voyage m’a appris quelque chose, c’est bien ça – l’amour est plus fort que tout.

Bon ! Je dois vous laisser, j’embarque dans mon vol vers Montréal. Un petit 13 heures d’avion et je serrerai dans mes bras les trois membres de ma famille. Là aussi je vais respirer profondément pour sentir leur odeur rassurante. Notre odeur. Celle de notre famille réunie.

Nota bene: Dû à d’éternels problèmes liés à la connexion Internet, j’ai dû publier le récit en arrivant chez moi. Donc, au moment où vous lirez ces lignes, je serai revenue. Youpi 🙏